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Ajustements des allégements fiscaux à l’exportation pour les produits photovoltaïques et les batteries : le secteur s’oriente vers un développement de haute qualité.

À compter de 2026, la politique de remboursement des taxes à l'exportation pour les produits photovoltaïques et les batteries sera ajustée. Le remboursement des taxes pour les produits photovoltaïques sera ramené à zéro le 1er avril, et celui pour les batteries sera supprimé le 1er janvier 2027. Cette politique vise à lutter contre la stagnation, à réduire la pression fiscale, à diminuer les frictions commerciales et à favoriser la transformation du secteur vers un développement de haute qualité. Malgré des défis à court terme, les perspectives à long terme sont plus favorables.

À compter du 1er avril 2026, les avantages fiscaux liés à l’exportation de produits photovoltaïques seront supprimés ; d’ici le 1er janvier 2027, les avantages fiscaux concernant les batteries seront également totalement supprimés. Il ne s’agit pas d’une rumeur, mais d’un calendrier précis publié par le ministère des Finances et l’Administration d’État des Impôts dans l’Avis n° 2 de 2026, qui détaille clairement le calendrier, le champ d’application et la liste des produits concernés.

Produits photovoltaïques

Nombreux sont ceux qui, dans un premier temps, qualifient cette modification de politique de « très importante », mais en réalité, les bases avaient déjà été posées. En novembre 2024, le taux de remboursement de la TVA sur les produits associés avait déjà été ramené de 13 % à 9 %, laissant ainsi au marché une période de transition. Avec la mise en œuvre de cette politique, le remboursement de la TVA sur les produits photovoltaïques sera le premier à être ramené à zéro. Une période de transition d’un an sera instaurée pour les batteries, avec une réduction initiale à 6 %, puis à zéro en 2027. La liste comprend 249 produits photovoltaïques et 22 batteries, dont les batteries lithium-ion.

Pour les acteurs du commerce international soucieux de l’interprétation de cette politique, il est important de noter que celle-ci s’applique en fonction de la date d’exportation déclarée sur le formulaire d’exportation, tandis que la politique relative à la TVA sur la consommation reste inchangée. Les entreprises doivent donc être plus précises dans leur planification de production et leurs déclarations en douane, car un seul jour d’écart peut avoir un impact considérable sur la charge fiscale.

Les raisons de cet ajustement méritent une analyse approfondie. L’objectif principal est clair : lutter contre la concurrence nationale, réduire la pression fiscale, atténuer les risques de frictions commerciales et orienter les ressources vers un développement de haute qualité. Par le passé, le recours aux incitations fiscales pour réduire les prix a souvent conduit les pays étrangers à s’en servir comme prétexte pour imposer des droits de douane supplémentaires, annulant ainsi les efforts des uns et des autres et ne permettant pas d’utiliser les fonds là où ils étaient le plus nécessaires. Plutôt que de laisser les incitations fiscales être annulées par des droits de douane supplémentaires, il est préférable d’économiser cet argent et de l’investir dans la technologie, la marque et la sécurité de la chaîne d’approvisionnement.

Battery Products

Diverses statistiques montrent que la part de marché de la Chine dans le secteur mondial du photovoltaïque et des batteries est déjà élevée, son pouvoir de fixation des prix et la complétude de sa chaîne industrielle étant bien supérieurs à ceux de la plupart de ses concurrents. Les associations professionnelles y voient un facteur contribuant à la rationalisation des prix sur le marché extérieur, réduisant les frictions commerciales et freinant une concurrence excessive sur les prix les plus bas. Certains experts du secteur ont affirmé catégoriquement qu’il s’agissait d’un signal politique d’« anti-décentralisation », incitant les entreprises à abandonner la concurrence par les prix bas et à privilégier la croissance dans les produits de haute technologie et performants.

Les données illustrent également certains points. Selon les associations professionnelles, de janvier à octobre 2025, les exportations de produits photovoltaïques ont atteint 24,42 milliards de dollars américains, soit une baisse de 13,2 % par rapport à l’année précédente, une réduction significative comparée au recul de 34,5 % enregistré sur la même période en 2024. Cela indique que la guerre des prix s’est apaisée et que les entreprises commencent à retrouver une approche plus rationnelle, ce qui est idéal pour s’adapter à ce changement de cap politique.

Un développement de haute qualité au niveau de l’entreprise implique d’itérer les processus, d’améliorer les cadences de production et de renforcer les capacités des solutions système, plutôt que de simplement baisser les prix des produits. Certains craignent une hausse soudaine et éphémère des exportations, tandis que d’autres acteurs du marché anticipent une augmentation des commandes au premier trimestre, voire pendant les fêtes de fin d’année. Cependant, il ne s’agit là que de spéculations, et leur ampleur et leur portée restent à confirmer. Du point de vue des partenaires de la chaîne d’approvisionnement, les gains à court terme sont moins importants que les considérations à long terme. De nombreux services financiers d’entreprise ont commencé à calculer avec précision des facteurs tels que la marge brute, les taux de change, les coûts de transport et les délais de dédouanement, ce qui se traduit par de fréquents échanges de courriels contenant des devis.

À l’avenir, la plus forte pression à court terme pèsera probablement sur les petites et moyennes entreprises (PME), tandis que les entreprises leaders, grâce à leur technologie, leur marque et leurs capacités de production à l’étranger, seront mieux placées pour absorber l’impact. Il ne s’agit pas d’évincer les PME du marché, mais plutôt de les inciter à se moderniser et à se spécialiser. Avant d’envisager la construction d’usines à l’étranger, les entreprises devraient d’abord évaluer leur structure de commandes, la répartition géographique de leurs clients et leur capacité de financement, puis envisager l’implantation de leurs capacités de production. Pour les entreprises leaders disposant des ressources nécessaires, combiner les capacités de production à l’étranger avec la R&D locale et la gestion de la chaîne d’approvisionnement serait une stratégie plus judicieuse.

Plus important encore, les fonds ainsi libérés dans les politiques publiques devraient être investis dans des domaines à plus forte valeur ajoutée tels que la R&D, les composants essentiels, les logiciels de processus et la substitution des matériaux, ce qui générera des bénéfices à long terme. Parallèlement, l’industrie devrait intégrer l’intelligence artificielle à la production, en tirant parti des directives spécifiques de huit ministères pour introduire l’IA dans les lignes de production, les processus, le contrôle qualité et la planification de la production, améliorant ainsi l’efficacité productive.

De plus, le yuan pourrait subir des pressions à l’appréciation dans les années à venir, ce qui signifie que les entreprises exportatrices ne pourront plus se fier à leur expérience en matière de gestion du taux de change. Il est donc crucial de protéger la chaîne d’approvisionnement, de préserver les droits de propriété intellectuelle, de lutter contre le dumping et de prendre des mesures de rétorsion contre les droits de douane élevés qui entravent les exportations, afin de garantir un approvisionnement stable en matières premières et des prix raisonnables. Les industries traditionnelles peuvent également valoriser la culture et les services, en personnalisant davantage leurs produits et en augmentant leurs marges bénéficiaires.

En bref, la suppression des incitations fiscales à l’exportation pour les panneaux photovoltaïques et les batteries marque un passage de la concurrence par les prix à la concurrence par la valeur. Malgré des défis à court terme, les perspectives à long terme s’éclaircissent. Les entreprises doivent revoir leurs calendriers de commandes et de dédouanement, optimiser leurs stratégies technologiques et de coûts, et communiquer clairement leur proposition de valeur à leurs clients. Lorsque les entreprises ne s’appuieront plus sur des incitations fiscales pour gagner des parts de marché, mais s’imposeront grâce à la technologie, à l’image de marque et à l’efficacité, le potentiel du secteur s’en trouvera décuplé. Il ne s’agit pas d’un déclin, mais d’un changement de cap qui propulsera le secteur vers une phase de développement plus qualitative.

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